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Retour de Gaziantep

Il est étrange de revenir de l’antichambre de la guerre. De marcher dans des rues paisibles, où la promesse d’une paix éternelle est acquise, presque immuable. Chaque pays a sa misère, celle de Montréal est moins visible à l’oeil nu que celle des enfants Syriens sans papiers de Gaziantep. Comme les pas que j’égrenne autour du Parc Lafontaine me semblent irréels, en sortant d’une réunion où les mots financement, arts et culture ont été employés à satiété. Je n’ai pas pu intégrer l’obsession d’une menace possible contre ma personne en trois semaines, je ne la ressentais pas là bas. C’est plutôt du sentiment de paix générale ici dont je me méfie. Comme si désormais il me paraissait illusoire. Ma vraie vie est ici, mais j’ai le sentiment que la perception que j’en ai n’est pas totalement juste. Quelques semaines de consommation, de loisirs ou de temps perdu devraient ramener les choses à la normale.

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